Pourquoi faire un Projet de naissance même pour un accouchement prévu à domicile ?
Parce que ce n'est pas parce qu'on bénéficie d'un suivi personnalisé dans le cadre d'un accompagnement global qu'il faut croire en un PdN tacite, bien au contraire ! C'est justement dans le but de faire éclore ce qui est "tacite" que le Projet a une utilité. En effet, chaque professionnel a une pratique individuelle, une expérience, des convictions qui lui sont propres. "Il est important de garder à l’esprit qu’il n’y a pas UNE médecine représentée par des médecins à l’image de clones. La médecine est plurielle !" (comme je l'ai écrit dans mon livre Accoucher en sécurité, éd. Vivez Soleil, 2005) Par ailleurs toute future maman, tout couple a des attentes particulières qu'il convient de préciser avant le jour J. De part et d'autre chacun participe au Projet de naissance dans une communication régulière et continue dans le cadre du suivi global. Il s'agit donc bien d'élaborer un Projet dans le cadre d'une relation individualisée !
Une naissance respectée ne tombe pas du ciel.
Il est important que les protagonistes respectifs sachent précisément ce que chacun entend sous ce terme. Car ce n'est pas parce que la naissance est prévue à domicile avec une sage-femme que toutes les conditions du respect de la naissance, telles que chacun les entend, seront respectées !
Exemple concernant un acte médical :
"(...) Contrairement à une idée reçue, certaines sages-femmes réalisent des épisiotomies à domicile. Le taux, même s'il est inférieur aux chiffres hospitaliers, est tout de même de 17 %. Evelyne
Bellot-Lereux, estime que lorsque les tissus commencent à craquer alors que la tête du bébé commence à peine à sortir, le risque de déchirure complète est important. Pour sa part, Geneviève
Govillé n'en réalise plus, considérant que la mobilité pendant le travail et le respect de la durée de la dilatation, notamment, préparent le périnée. Elle n'observe pas de déchirures complètes
dans sa pratique. Quant aux petites déchirures naturelles, elles cicatrisent mieux que les épisiotomies. Toutes les sages-femmes n'ont donc pas les mêmes pratiques, à l'instar des sages-femmes
hospitalières." Nour Richard-Guerroudj, Profession sage-femme, n°147 p.36-39, juillet-août 2008.
Il n'est pas toujours facile de dire ou d'oser dire. Malgré tout c'est bien dans l'échange que, de part et d'autre, chacun pourra se positionner.
Sophie Gamelin-Lavois
mars 2009.
mars 2009.
Voir les 1 commentaires
-
Ecrire un commentaire
-
Recommander
-
Publié dans : PdN pour AAD : pourquoi








