Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu'il lui fournit, les décisions concernant sa santé.

Le médecin doit respecter la volonté de la personne après l'avoir informée des conséquences de ses choix. Si la volonté de la personne de refuser ou d'interrompre tout traitement met sa vie en danger, le médecin doit tout mettre en oeuvre pour la convaincre d'accepter les soins indispensables. Il peut faire appel à un autre membre du corps médical. Dans tous les cas, le malade doit réitérer sa décision après un délai raisonnable. Celle-ci est inscrite dans son dossier médical. Le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa fin de vie en dispensant les soins visés à l'article L. 1110-10.

Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment.

Lorsque la personne est hors d'état d'exprimer sa volonté, aucune intervention ou investigation ne peut être réalisée, sauf urgence ou impossibilité, sans que la personne de confiance prévue à l'article L. 1111-6, ou la famille, ou à défaut, un de ses proches ait été consulté.

Lorsque la personne est hors d'état d'exprimer sa volonté, la limitation ou l'arrêt de traitement susceptible de mettre sa vie en danger ne peut être réalisé sans avoir respecté la procédure collégiale définie par le code de déontologie médicale et sans que la personne de confiance prévue à l'article L. 1111-6 ou la famille ou, à défaut, un de ses proches et, le cas échéant, les directives anticipées de la personne, aient été consultés. La décision motivée de limitation ou d'arrêt de traitement est inscrite dans le dossier médical.

Le consentement du mineur ou du majeur sous tutelle doit être systématiquement recherché s'il est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision. Dans le cas où le refus d'un traitement par la personne titulaire de l'autorité parentale ou par le tuteur risque d'entraîner des conséquences graves pour la santé du mineur ou du majeur sous tutelle, le médecin délivre les soins indispensables.

L'examen d'une personne malade dans le cadre d'un enseignement clinique requiert son consentement préalable. Les étudiants qui reçoivent cet enseignement doivent être au préalable informés de la nécessité de respecter les droits des malades énoncés au présent titre.

Les dispositions du présent article s'appliquent sans préjudice des dispositions particulières relatives au consentement de la personne pour certaines catégories de soins ou d'interventions.

(Loi nº 2002-303 du 4 mars 2002 art. 9 Journal Officiel du 5 mars 2002 ; Loi nº 2002-303 du 4 mars 2002 art. 11 Journal Officiel du 5 mars 2002 ; Loi nº 2005-370 du 22 avril 2005 art. 3, art. 4, art. 5, art. 10 II Journal Officiel du 23 avril 2005 rectificatif JORF 20 mai 2005)

Source : http://www.legifrance.gouv.fr

commentaires (1)    ajouter un commentaire
recommander

Coup de coeur

Je viens de relire le dernier livre de Sophie Gamelin-Lavois que j'avais d'abord parcouru rapidement. Il est vraiment très intérressant : je conseille à toutes les femmes enceintes, celles qui veulent le devenir et celles qui ne savent pas quoi faire dans de nombreuses circonstances et lieux de leur accouchement de le lire attentivement. C'est un "puits" de connaissances et de conseils très adapté à la pratique "du parcours de la femme enceinte qui cherche comment accoucher le plus heureusement possible" ! Il se lit facilement, tranquillement et met les mamans vraiment à l'aise. Je le recommande maintenant  lors de mes stages de préparation à la Naissance et l'on peut en faire une lecture en groupe car il apprend aussi tous les droits des mamans et les moyens de faciliter la naissance de leur bébé. 

Dr. Max Ploquin

Présentation

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
blog photo sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus