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Emissions & Itw

Pour écouter ma participation à l'émission Féminoscope, sur Idfm Enghien 98.0 avec Julie Boucher, le 15 septembre 2014, c'est sur ce lien !

 

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 19:35

 

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Tu étais là au creux de moi et pourtant je ne t’ai jamais connu. Je n’ai jamais su qui tu étais vraiment. Tu n’as jamais existé pour les autres mais pour moi tu étais une promesse. De cette non-existence il faut faire quelque chose. Vivre avec ce vide. Même si ma peau est vierge de ton souvenir j’ai un tatouage invisible sur le cœur. Tu n’as pas de nom civil mais tu as existé.
 
Dehors, hors mon monde intérieur, tout un chacun parle de « fausse couche ». Il n’y a pourtant rien de faux dans cette histoire. Il y a juste une promesse qui n’a pas été tenue, une promesse qui n’a pas tenue. Et cet espoir était profondément vrai. Je n’ai pas connu ton âme, je n’ai pas été ta mère, mais je suis le témoin que tu as essayé de vivre, et j’ai vécu ton départ dans ma chair.
 
Accident de la nature ? Vie sans vie réelle ? À défaut de le savoir il a fallu que j’aille au bout de ma propre vie, jusqu’à frôler mon propre accident pour l’éprouver physiquement. Je ne t’ai jamais senti bouger en moi mais je t’ai vécu dans mon corps.
 
Décembre 2003.
Et la Vie m’écorche encore.
 
« Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière. »
Victor Hugo, Les Contemplations.
 
Me sachant enceinte, j’avais planifié de ma propre initiative un rendez-vous dans un centre de radiologie spécialisé à Bordeaux, à la date de la première échographie. Dans une logique de suivi médical minimum, j’attendais cet examen pour consulter une première fois et déclarer en même temps ma grossesse. Mais le sang a commencé à couler, juste quelques jours avant, rendant cette visite inutile.
 
C’est comme un flash. Je me revois encore regardant dans ma main le papier toilette blanc tâché de rouge. C’est une seconde, peut-être moins, où le temps est dense, où la conscience est affutée. Réagir ? Crier ? Pleurer ? Hurler ? Ne plus respirer ? Non. Juste se diluer dans le moment présent, accepter.
 
L’aventure a déjà pris fin et je ne consulte pas de médecin. A quoi bon, de toute façon, puisque vu le flux de sang il n’y a rien à faire pour sauver la situation. Et puis je ne veux pas subir de curetage sous anesthésie générale. Curetage ! Rien que le mot est moche ! Je préfère laisser les choses évoluer naturellement.
 
À ce stade, on accouche de sang. Je suis persuadée que quelques serviettes suffiront et que dans quelques heures tout sera terminé. Alors les heures passent, le sang coule. Il coule par vagues. Il coule à petits flots. Je ne peux pas dormir car le sang déborde des protections et inonde les sous-vêtements m’obligeant à aller soit sur les toilettes soit dans la douche. Parfois le temps d’aller de l’une à l’autre le sang goutte sur le sol alors je reste de longs moments sous la douche.
 
J’ai mal quand ce petit utérus se contracte si fort. Je sens que les membranes se détachent par morceaux de l’intérieur. C’est une sensation étrange et douloureuse, comme une chair à vif à cause de « quelque chose » qui s’arrache de dedans. Au début je reste confiante mais je fatigue. Je perds la notion du temps. Je sens bien les choses évoluer : le détachement à l’intérieur est progressif et je perçois exactement quel côté de l’utérus est « délivré ».
 
Ca s’éternise et je deviens pâle. Je fatigue de plus en plus. Je perds beaucoup de sang mais comment évaluer tout cela au fond ? C’est quoi beaucoup ? Est-ce que je risque ma vie ? Je me demande ce que je vais faire si ça continue trop longtemps.
 
Lorsque je sens que les derniers caillots sont évacués c’est un vrai soulagement physique. Enfin l’épreuve est terminée. Enfin je peux dormir et me reposer. On me bichonne et me fait un plateau repas dans le lit. Et la vie quotidienne reprend. Petite histoire, petit malheur, petite épreuve. Tant pis ça n’a pas marché cette fois mais je crois quand même que j’arriverai à avoir un autre enfant un jour. Il n’est pas l’heure d’en parler, c’est juste une certitude au fond de moi.
 
Quand je dirai à un ami médecin qu’entre le début et la fin il y aura eu 23 heures, il trouvera que j’ai effectivement pris des risques. C’est quand il me dit ça que je réalise vraiment et me demande ce qu’au fond j’ai voulu me prouver. Je ne sais pas. Rien je crois. Je voulais laisser les choses se faire « d’elles mêmes », au rythme qu’il fallait et sans intervention inutile. Je voulais vivre ce « passage » de ma vie, à ma manière, et dans l’instant présent, c’est tout.
 
 Témoignage de Sophie Gamelin-Lavois, publié le 11/02/2014.

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 10:25


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La naissance autrement : Réaliser son projet de naissance
Sophie Gamelin-Lavois
Editions Jouvence, janvier 2014.


Nouvelle édition revue et actualisée de l’ouvrage paru aux éditions Jouvence sous le titre : Préparer son accouchement

Présentation

 

Ce livre permettra aux couples de se réapproprier la naissance de leur enfant et de concevoir, en dialoguant avec le corps médical, un vrai projet de naissance qui tienne réellement compte de leur volonté de vivre cet événement selon leurs souhaits. Il invite en effet les parents à réfléchir aux pratiques médicales courantes ou systématiques et fournit des explications simples et précises sur toutes les ressources à disposition pour la mère comme pour l’enfant.

« La technicité, si elle est nécessaire, doit s’intégrer dans une pratique obstétricale respectueuse des désirs et besoins de la patiente (…). » Dr Bernard Maria.

 

L'auteur

 

Sophie Gamelin-Lavois est consultante périnatale et mère de six enfants. Passionnée par le sujet de la naissance et de l'accueil de l'enfant depuis toujours, elle est engagée dans le milieu associatif et les réseaux sociaux. Elle se mobilise pour informer les futurs parents sur les choix possibles et leurs droits.

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 23:35

 

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Et ils eurent beaucoup d'enfants...

Marielle Blanchier

Arènes Editions, mai 2013.

 

Présentation :

 

Marielle Blanchier a douze enfants. Lorsqu'elle s'est mariée, cette chimiste de formation n'imaginait pas se retrouver à la tête d'une telle maisonnée. La vie lui a joué ce joli tour d'amour.

Elle nous raconte les grands bonheurs et les petits tracas de son quotidien: rentrée des classes, fête des Mères, anniversaires, lessives... Les dimensions extraordinaires de cette famille transforment la vie ordinaire en autant d'aventures.

Son organisation, digne d'une entreprise, peut inspirer bien des parents: comment gérer les grossesses, les 36 baguettes de pain hebdomadaires, les 100 litres de lait mensuels, et consacrer du temps à chacun le soir autour d'un câlin, d'une histoire?

Marielle nous confie aussi ces deux ou trois choses dont elle est désormais presque sûre, en matière d'éducation. Sans oublier ses recettes de cuisine magiques: ultra-rapides, peu coûteuses et tellement appréciées des enfants qu'ils finissent leur assiette !

 

Sur le web :

 

Une jolie critique chez Unechambreamoi

Un article dans Le Parisien

Marielle dans Le magazine de la santé (du 16 mai)

Marielle dans Salut les terriens (du 11 mai, partie 3)

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 00:51

 

 

 

Récit d'une naissance sans violence, redonnant la puissance aux femmes d'accoucher seule et a domicile, sans douleur en se procurant du plaisir de la maniere la plus naturelle possible. Camille Farge. Avril 2012.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 10:54

 

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Nathanaëlle Bouhier-Charles et Catherine Dumonteil-Kremer
Editions La Plage, mai 2013.
 
Présentation :
 
Le blessingway tel que nous le découvrons aujourd’hui en Europe est une fête qui s’inspire (très librement) de la tradition des indiens Navajos. Il s’agit d’organiser une journée de fête pour honorer la femme enceinte. Ce livre propose des conseils pratiques, des témoignages et des idées d’activités pour la réussite de cette journée d’exception. Les activités proposées (moulage du ventre, bracelet qui relie, tatouages...) sont illustrées abondamment de photographies, de dessins et de témoignages très stimulants. Conçu comme un livre ressource, l’organisatrice du blessingway y trouvera des poèmes, des chants, des idées de méditation, des récits... Ce livre s’adresse aux femmes comme aux professionnelles qui entourent les futures mamans (doulas, sages-femmes, animatrices de groupes de femmes...).
 
Les auteurs :
 
Nathanaëlle Bouhier-Charles est auteure (Nathan, Jouvence) et formatrice dans le domaine de la communication gestuelle avec les bébés. Passionnée par le lien parent-enfant elle anime des groupes de parole et des cercles de femmes. Catherine Dumonteil-Kremer est l’auteure de Elever son enfant autrement, consultante familiale, formatrice aux techniques de communication interpersonnelle et éducatrice Montessori. Elle a fondé l’association La Maison de l’Enfant et la liste de discussions Parents conscients.

Info sur le site Projetdenaissance :

Un article ici sur le sujet du blessingway.

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:52

 

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Fr2 – JT 20h – Lundi 8 avril 2013
Dossier J’accouche chez moi

Ce reportage a le mérite de mettre en avant la naissance à domicile sous un angle plus tendre que d’habitude. Certes, il n’est pas virulent, mais quelques sous-entendus ou fausses affirmations me donnent envie de réagir ...

David Pujadas : La santé, maintenant, avec l'essor en France d'une pratique venue d'Europe du Nord : l'accouchement à domicile. Dans sa chambre, ou même, vous allez le découvrir ... dans son jardin ! c’est plus intime ... c'est moins médicalisé. Quelques 70 sages-femmes aujourd'hui en France assistent ces futures mamans à domicile. Et elles se disent très sollicitées. Quelles motivations mais quels risques aussi, (dossier signé Perrine Bonnet, Antoine Hussert)
 
Sophie Gamelin : L’accouchement à domicile (aad) n’est pas une pratique venue d’Europe du nord. Il a toujours existé en France. C’était la norme avant les années 1950, puis massivement (pour toute une liste de raisons trop longue à développer ici) les femmes ont été accoucher à l’hôpital. Toutefois l’aad accompagné d’une sage-femme a continué d’exister pour une minorité. Et c’est une possibilité encore aujourd’hui. Mais comme d’habitude, les médias aiment le “sensationnel” ils incluent dans ce reportage une histoire singulière, celle d’une femme qui a accouché *dans son jardin* (eh oui, être chez soi ne veut pas forcément dire *dans son lit*). Et comme le souligne le présentateur c’est *moins médicalisé*, forcément ! 

Voix off
: Les voisins de cette résidence ne s’en doutent pas mais au 2e étage, dans le secret de cette chambre à coucher, un matin de juillet, une petite fille est née.

Delphine Massoni : Quand c’est devenu vraiment intense, naturellement, c’est la chance que j’ai eue, de ne pas avoir de position imposée, naturellement je me suis accroupie au pied de mon lit et voilà elle est arrivée facilement sous les yeux bienveillants de ma sage-femme.

Voix off : Accoucher chez elle n’était pas un accident mais un choix. Immortalisé par un photographe, heure par heure.

Sophie Gamelin : Les photographies qui apparaissant sont signées de Denis Dalmasso, photographe à Aix-en-Provence.

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Son site : www.denisdalmasso.com
Liens : reportage aad / reportage sages-femmes


Delphine Massoni
: La sage-femme contrôlait régulièrement le rythme cardiaque du bébé. Elle avait les yeux rivés sur moi. (on voit une photo) Là ça commence à devenir un petit plus intense. Mon mari a eu des courbatures le lendemain parce que j’étais vraiment suspendue à lui. Je me suis accroupie, là, pour qu’elle puisse sortir et j’ai eue la chance de pouvoir l’attraper (on voit une autre photo des premiers instants, puis une autre) Cette photo c’est, toujours un bouleversement pour moi de la voir (on voit une photo magnifique : la maman si fière et heureuse).

Voix off
: Trois heures d’efforts sans péridurale. Elle garde pourtant de cet accouchement un meilleur souvenir que les deux précédents à l’hôpital, même s’ils se sont bien déroulés.

Delphine Massoni
: Moi ce n’était pas du tout en réparation d’un accouchement qui se serait mal passé. Ils se sont bien passés mais c’est vrai que pour moi le dernier a été, je pense, le meilleur.

Voix off : Aujourd’hui Madeleine est une petite fille en pleine forme. Mais Delphine doit encore justifier le choix de sa mise au monde, qui en a choqué plus d’un.

Delphine Massoni : Il est fait en toute conscience et puis ce n’est pas illégal. On a le droit de disposer de son corps. Moi c’était vraiment ça, je voulais pouvoir accoucher comme je l’entendais, et malheureusement c’était pas possible en structure.

Voix off : Les associations avancent le chiffre de 3000 naissances à domicile par an. Mais les statistiques officielles n’existent pas. Impossible de savoir combien de bébés naissent dans l’intimité d’une chambre, ou comme dans la famille Pelletier ... au pied d’un arbre. Le petit Noé devait naître sur le lit de ses parents le 19 août dernier, mais il y faisait trop chaud, alors ça s’est passé ...

Mathilde Pelletier : ... sur le petit matelas (la caméra montre le lieu reconstitué pour l’occasion). Donc d’abord j’étais accrochée au papa, Olivier, par les épaules, et puis au final je me suis mise sur le dos et il est arrivé très vite (le sourire de cette maman en dit long sur l’émotion qu’elle ressent encore à cette évocation)

Voix off : Pour ces parents, le cocon de la maison, c’est nettement plus rassurant.

Olivier Pelletier : Y’a pas tout le médical autour, les éclairages au néon, les bruits des machines, tout ça. On est tranquilles, quoi.

Voix off : A contrario, ça ça vous fait peur ?

Mathilde Pelletier : Oui, très peur. Parce que je me dis aussi que elles (les sages-femmes) ont beaucoup plus de travail, tandis que là Gaëlle était vraiment disponible pour nous.

Voix off : Gaëlle Mahec c’est l’une des 60 sages-femmes qui acceptent d’accompagner les accouchements à domicile. Sans assurance. Car les compagnies refusent de couvrir ce risque, pourtant limités d’après elle.
 

Sophie Gamelin : Le présentateur nous parlait de 70 au début ... Il aurait été bien de s’entendre sur les chiffres pour la cohérence du reportage.

Gaëlle Mahec : Je n’attends pas que les choses aillent mal. On prend vraiment toutes les précautions : j’écoute le bébé, je regarde comment le travail avance. Y’a tout un tas de petits signes, comme ça, qui nous disent que tout va bien. Ou que si y’a un petit signe qui met un doute, eh bien on laisse pas le doute et on va à l’hôpital.

Voix off : Les Pelletier avaient bien ouvert un dossier dans une maternité. Mais à 20 kilomètres de chez eux. Une prise de risque, assumée à 100% par le couple. Mais qui fait frémir les gynécologues hospitaliers.

Sophie Gamelin : En quelques secondes, le reportage nous transporte en mélodrame : être à 20 kilomètres d’un hôpital reste raisonnable. Ce n’est pas en soi une *prise de risque* car le temps nécessaire pour s’y rendre en cas de transfert est alors rapide. Ensuite on le sait, tous les médecins hospitaliers ne sont pas favorables à l’accouchement à domicile. Pourtant cela ne les fait pas *tous* frémir : en effet, certains praticiens soutiennent les projets de parents et sont prêts à ouvrir les plateaux techniques.

Pr Bruno Carbonne (gynécologue à l’hôpital Trousseau AP-HP) : Certains pays sont organisés pour ça, y’a des réseaux spécifiques, c’est le cas de la Hollande par exemple ou de certains réseaux en Grande-Bretagne, en France on n’est pas du tout organisés pour ça, on n’en a pas l’habitude. Et quelquefois les transferts, pour des raisons géographiques, peuvent être plus complexes ou plus longs. Donc ça n’est pas une garantie totale de sécurité.

Sophie Gamelin : Cher professeur, j’ai envie de dire que l’hôpital n’est pas davantage une garantie totale de sécurité ! Ensuite les raisons géographiques que vous évoquez concernent avant tout l’hôpital, ce dans une proportion plus importante puisque la majorité des femmes accouchent en structure et que certaines sont géographiquement éloignées du lieu de résidence des parents, qui doivent faire plus de 45 minutes de trajet. Malgré tout cela concerne peu de régions.

Les sages-femmes qui accompagnent l’aad sont à même d’établir, conjointement avec les parents, quelle est la distance raisonnable pour accéder à une structure médicale pour organiser un transfert si nécessaire. Cela se réfléchit en amont. Et si la France n’a pas *l’habitude* c’est une mauvaise volonté (mais on se demande de la part de qui) : combien de parents se font réprimander sur leur choix d’aad lors de la visite pré-anesthésie, voir refuser l’ouverture d’un dossier médical, quand il n’est pas clairement annoncé que si un problème survient, il ne faudra pas venir *pleurer dans leurs jupons* (alors qu’il est bien de leur ressort de prendre en charge la pathologie, le problème qui peut se présenter inopinément).

Voix off : Ces mamans rêvent d’un modèle néerlandais où 30 % des naissances se font à domicile. Mais si Mathilde Pelletier et Delphine Massoni avaient accouché là-bas, elles auraient eu comme toutes les femmes hollandaises qui font ce choix, une ambulance postée en bas de chez elles, pour prévenir toute urgence.

Sophie Gamelin : Souligner l’absence d’ambulance sous-entend que l’accouchement (surtout à domicile !) est dangereux mais cette affirmation est surtout une légende ! Il est impensable de mobiliser un véhicule et une personne tout le temps d’un accouchement “au cas où” et surtout au vu du coût que ça engendrerait !
Le transfert, s’il est nécessaire, peut très bien se faire avec la voiture de la sage-femme ou du couple. Et puis, qu'est-ce qu'apportent les pompiers ou l’ambulance ? Le véhicule ou l’uniforme n’est pas en soi un gage de sécurité (sans compter que la sage-femme, professionnelle médicale, peut gérer l’urgence). Enfin, un accident n'arrive pas *comme ça* et la sage-femme du reportage le souligne très bien. D’autre part, à l'hôpital il faut bien 30 minutes pour préparer un bloc... du coup les peurs qui sont générées par les clichés sont caduques : la *sécurité*, si chère au reporters, journalistes et hospitaliers est ailleurs (pratiques médicales, respect de la physiologie, bien être de la femme etc. la liste est longue).

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 00:52

 

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La Princesse et le caca

Lara Fairy Love et Jenna Andreotti

Les éditions du Hêtre, mai 2012.

 

Présentation :

 

Toutes les femmes sont des princesses ; des princesses qui savent accomplir des choses aussi naturelles que faire caca ou mettre un bébé au monde lorsqu'elles se débarrassent des représentations constipées de l'éternel féminin parce qu'enfanter ou faire caca, c'est la même loi et ce n'est pas cracra ; des princesses qui, lorsqu'elles sont inspirées par de bonnes fées, sont capables de merveilles. Un conte sur la beauté et la puissance de l'enfantement et sur les vertus du lâcher-prise, pour toutes les futures mères, qu'elles soient en âge d'enfanter ou pas encore. Traduit de l'anglais par Violaine Bideaux-Petit.

 

Revue de presse :

 

''À la fois drôle et sérieux - bravo!'' (Dr Michel Odent, auteur de ''Le bébé est un mammifère'') ''La sagesse du caca est de retour, il était temps.'' (Ina May Gaskin, sage-femme, auteur du ''Guide de la naissance naturelle'') ''Brillant et perspicace. Retenez ces leçons si vous voulez une naissance agréable.'' (Debra Pascali-Bonaro, doula, co-auteur de ''La Naissance orgasmique'').

Biographie de l'auteur :


Quand elle ne sillonne pas le monde pour promouvoir la naissance naturelle et exercer son savoir-faire de doula et de préparatrice à la naissance, Lara Fairy Love vit à Oxford, sur son bateau amarré au bord de la Tamise. Elle a souhaité avec ce conte rassurer les femmes, leurs filles et leurs mères, quant à leur capacité à enfanter sans artifice, dans la joie et l'amour. Jenna Andreotti est illustratrice, designer et costumière. Elle a obtenu une maîtrise en graphisme et illustration à la University of East London. Major de sa promotion, elle a été sélectionnée pour la New Blood Exhibition, le salon des jeunes talents. Jenna travaille actuellement à Londres, comme créatrice de costumes chez Prangsta Costumiers. Son talent créatif lui a valu de voir son travail présenté dans de nombreuses publications, dont Who's Jack, Wonderland et Japanese Vogue.

 

Liens :

 

Un article de Maxibestofmcmaman

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 00:34

http://pierrealain.blogs.nouvelobs.com/media/01/00/3021900334.jpg
La fermeture des petites maternités : pourquoi, comment ou quand les politiques font leur beurre sur fond de drame

Je dédie cet article à Anne-Sophie Delestre et lui adresse mes sincères condoléances, ainsi qu’à son compagnon.
Sophie Gamelin, 11/11/2012

Introduction

L'histoire commence vendredi 19 octobre. Alors que je crois pouvoir savourer un début de week-end bien mérité, je suis contactée à 23 heures (!) par une journaliste de BFMTV qui souhaite que je m'exprime au sujet d'une femme qui a perdu son bébé en accouchant sur l'autoroute, la maternité de sa ville ayant été fermée. D'abord agacée d'être dérangée à cette heure, je fais une recherche rapide sur Internet pour comprendre de quoi il retourne.

Je trouve peu de choses mais constate que les médias font le raccourci (trop) facile d'une relation de cause à effet entre le décès du bébé et l'absence de maternité à proximité du domicile de la maman. Ca sent le réchauffé trop évident : le manque de maternités à cause de la politique de fermeture des petites structures, sur fond de drame. Or à ce moment, personne ne sait rien de la cause du décès du bébé, des réelles circonstances dans le détail, notamment si l'existence d'une maternité locale aurait changé la donne. Je ne rappelle donc pas cette journaliste. Je n'ai rien à dire, rien à commenter dans ces conditions.

Mais le samedi je tombe sur les communiqués de plusieurs chaînes différentes. J'entends des interviews politiques. Et la colère me monte au nez ! Non, décidément, mon week-end ne sera pas à la détente : je ressors des notes, prises il y a des mois dans le but d’éditer un article expliquant l'historique, les tenants et les aboutissants d'une volonté gouvernementale en marche depuis 15 ans...

Rappel juridique

Le 9 octobre 1998, un décret inclut une modification majeure au code de la santé publique (CSP) avec l'article R712-88. Il sera abrogé en juillet 2005, mais on le retrouvera à l'identique sous la référence R6123-50. Il précise que :

“L'autorisation d'obstétrique ne peut être accordée ou renouvelée que si l'établissement justifie d'une activité minimale annuelle constatée, ou prévisionnelle en cas de demande de création, de 300 accouchements. Toutefois, elle peut exceptionnellement être accordée à titre dérogatoire lorsque l'éloignement des établissements pratiquant l'obstétrique impose des temps de trajet excessifs à une partie significative de la population.”

La fermeture des petites maternités est donc une volonté CLAIREMENT affichée depuis 1998, voire même avant comme je l’explique plus loin. Non seulement la loi prévoit DEJA des circonstances dérogatoires, mais elle pose dès lors les bases d'une réorganisation de fond avec : le schéma régional d'organisation des soins et les réseaux de santé (coopération entre établissements, filières d'orientation en fonction des risques décelés, transferts...) (réf. art. R6123-51 et 52 du CSP). Alors une question se pose : est-il besoin d'une enquête - demandée par le président de la république - pour vérifier que l'agence régionale de l'hospitalisation (ARH Midi-Pyrénées) n'a pas fait de boulette en fermant la maternité de Figeac en 2009 ?

Rappel historique

Les journalistes de Le Point et L'Express, pour ne citer qu’eux, parlent de “relance du débat”, mais il N’Y A PAS de “débat” ! Et encore moins de réorganisation prévue en ce qui concerne la réorganisation actuelle, déjà en phase terminale ! Il y a juste une volonté d'aller au bout d'une logique initiée dans le début des années 1990, avec le “plan périnatalité 1995-2000”, voire même 1970, puisque le premier plan a été institué cette année-là, comme le rappelle un rapport d’évaluation du ministère de la santé publié en 2010 :

“Avant 1970, la France se caractérisait par un système de soins peu structuré et il faut attendre la loi hospitalière du 31 décembre 1970 pour mettre en place une planification s’appuyant sur la création d’une carte sanitaire.” (source : Évaluation du plan périnatalité 2005-2007, Rapport final, Ministère de la santé et des sports, Direction Générale de la Santé, Mai 2010. http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Evaluation_du_plan_perinatalite_-_Rapport_final.pdf) C’est pour parer à des résultats périnataux médiocres qu’un premier plan périnatalité 1970–1976 a été déployé. La fermeture des maternités s’inscrit donc dans un contexte historique, il ne faudrait pas l’oublier.

Le même rapport précise également que : “La France a mis en place, depuis les années 1970, une politique structurante et volontariste en matière de périnatalité se traduisant par trois plans successifs : 1970-1975, puis 1995-2000 et enfin 2005-2007. Ces différents plans marquent l’évolution progressive de la stratégie nationale en matière de périnatalité, du renforcement de la sécurité de l’accouchement et de la naissance, associée à une amélioration de la prévention, au développement d’une prise en charge périnatale plus humaine, en réponse à un besoin d’écoute d’une part et de diversification de l’offre de soins d’autre part.”

Encore une fois la démonstration est faite ici qu’il ne s’agit pas d’un débat mais bien d’un projet d’envergure en constante restructuration pour faire évoluer un service sanitaire obsolète. Quel personnage politique aura la décence de le préciser aujourd'hui sans nous mentir sur l'avenir ? Comment F. Hollande peut-il nous appeler à “ne rien accepter en matière de désert médical” lors d’une déclaration le 20 octobre dernier, devant le congrès de la Mutualité française réuni à Nice ? Est-ce une blague doublée de mauvais goût ? La politique de fermeture des petites maternités est une grosse machine en oeuvre qui a tout rasé, réorganisé, rentabilisé, spécialisé ... et on voudrait nous faire croire que le projet est de réorganiser de nouveau ?

Rappel politique

En octobre 1998, l’année où le décret précité a marqué un tournant décisif, qui est aux commandes ? Sous le gouvernement Jospin, c'est Martine Aubry (PS) qui est ministre de l'Emploi et de la Solidarité (1997 à 2000) et Bernard Kouchner (RG) le secrétaire d'Etat chargé de la santé (1997 à 1999).

La fermeture des petites maternités en zone rurale posait pourtant question dès 1995 ! C'est Joëlle Dusseau (RG), alors sénatrice de la Gironde qui avait lancé un pavé dans la mare en soulignant des incohérences (Question écrite n° 10793, publiée dans le JO Sénat du 20/04/1995 - page 918) :

“Mme Joëlle Dusseau attire l'attention de Mme le ministre d'Etat, ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville, sur le projet du Gouvernement de fermeture des petites maternités réalisant moins de 300 accouchements par an. Le Gouvernement souhaite à juste titre faire baisser le taux élevé de mortalité périnatale (8,2 pour 1 000) qui place la France au treizième rang des pays développés. Mais il pense faire baisser ce taux en fermant des maternités de proximité à qui il attribue une part de responsabilité quant à la mortalité périnatale beaucoup plus importante que celle établie par les faits. En effet, un rapport du Haut Comité de santé publique de E. Pons et F. Grémy, publié fin 1993, a établi que le taux de mortalité périnatale relevé dans les petites maternités se révèle finalement moins important (2,45 pour 1 000) que la moyenne nationale. Par ailleurs, en cas de fermeture des maternités de proximité, la maternité la plus proche des villages ruraux serait en moyenne à quarante-cinq minutes. Le rapport Pons précise qu'une telle durée ne permet malheureusement pas de garantir la sécurité des patientes. Le projet du Gouvernement pourrait donc avoir des conséquences graves allant à l'encontre de l'objectif recherché. (...) Elle lui demande si la solution ne résiderait pas, plutôt qu'une fermeture, dans une augmentation des moyens financiers et du personnel des maternités de proximité ainsi qu'une accentuation du travail en réseau avec les grandes maternités, permettant ainsi d'aller vers une plus grande sécurité des accouchements tout en respectant le désir des femmes enceintes de pouvoir être suivies tout au long de leur grossesse en toute sécurité et sérénité.”

Forcément, l'augmentation de moyens financiers et de personnels ne peut être l’unique solution. Ainsi, la réponse du ministère des Affaires sociales (publiée dans le Journal Officiel, JO Sénat du 18 mai 1995 - page 1129) insiste sur l'instauration de normes de sécurité et l'organisation du réseau :

“ (...) Le Gouvernement a adopté en avril 1994 un plan d'action, dit "plan périnatalité 1995-2000", qui vise à améliorer la sécurité et la qualité de la surveillance de la grossesse et de la naissance, avec notamment pour objectif une réduction de la mortalité périnatale d'au moins 20 p. 100 en cinq ans. (...) Le point le plus novateur de ce plan (qui annonce 16 mesures clé) consiste à mettre en oeuvre un véritable réseau coordonné et hiérarchisé des maternités au niveau national. “

Contrairement à ce qui est dit dans cette réponse, publiée au moment du changement de gouvernement Balladur / Juppé, cela passera – forcément – par la fermeture des petites maternités ! Simone Veil, a été ministre des Affaires sociales, de la santé et de la ville sous le gouvernement Balladur jusqu'au 16 mai, soit deux jours avant publication au JO. Il serait donc honnête que les politiques en place aujourd’hui assument ce que leurs prédécesseurs ont entrepris, ce quels que soient leurs appartenances.

Aujourd’hui et hier

Les médias aujourd’hui tentent, entre les lignes, de nous faire croire que si une maternité de proximité avait existé, le décès du bébé aurait pu être évité. Mais ce n’est d’une part qu’une supposition et d’autre part rien ne dit que cette hypothétique maternité aurait eu les moyens de cette prise en charge spécifique. En effet, au 7e mois il peut être nécessaire d’avoir une structure de type 3 (service assurant l’obstétrique, la néonatologie et la réanimation néonatale sur un même site).

De la part du gouvernement il y a également, dès l’origine, une volonté exprimée d'avoir des techniciens autour de la naissance dans une prise en charge (hyper)médicalisée, et une hiérarchisation/restructuration des lieux d'accueil en réseaux pour une sécurité hospitalière majorée. Pithiviers en est en 1997 l’exemple type, et l'objectif sera atteint : dans un premier temps, M. Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat à la santé, fera une déclaration sur la fermeture des services maternité et chirurgie de l'hôpital de Pithiviers, la sécurité hospitalière et les restructurations des établissements de proximité. Puis dans un deuxième temps cette maternité sera de nouveau en service :

"Certains services de l'hôpital de Pithiviers n'ont pas été suspendus pour des raisons financières mais pour des motifs de sécurité. (...) Malgré ses 500 accouchements et plus par an, (...) aucun des gynécologues accoucheurs de cet hôpital n'a la qualification chirurgicale, et le suivi pédiatrique des nouveau-nés n'est pas suffisamment assuré (...). Il y a eu des accidents. Dans les conditions actuelles de fonctionnement de cet hôpital, nous ne pouvons que maintenir la période de suspension. Mais je ne m'arrêterai pas là. Je comprends trop l'importance d'une maternité et surtout la symbolique d'une fermeture pour en rester là. Je demande donc que tout soit étudié et mis en oeuvre pour créer les conditions d'une relance de cette activité. Cela sous-entend des praticiens exercés à la chirurgie." (Allocution de B. Kouchner, Pithiviers, Loire, le 8 septembre 1997)

"La maternité de l'hôpital de Pithiviers sera rouverte, fin novembre, a pu affirmer Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat à la santé, dans un communiqué rendu public hier. En dressant, pour la première fois, un calendrier précis de l'opération. Après la réalisation d'une mission d'évaluation sur la conformité des locaux et du matériel, trois médecins anesthésistes vont être embauchés, puis ce sera la signature d'une convention avec les hôpitaux d'Étampes et d'Orléans, ces deux établissements acceptant finalement d'assurer la tutelle des services d'urgence et des gardes d'anesthésie de l'hôpital de Pithiviers." (Libération 7 octobre 1997)

Mais Pithivers reste un cas à part. Depuis la mise en oeuvre de cette politique en 1975, où 1370 maternités étaient implantées en France métropolitaine, on n’en dénombre plus que 814 en 1996. En 2010, il ne reste que 535 maternités, lesquelles sont désormais moins nombreuses, mais mieux équipées, souligne la Drees* (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) dans le n° 814 d'Etudes et Résultats d’octobre 2012.

Les usagers ont tenté de freiner cette inflation des fermetures, en vain. Pour ne donner qu'un exemple (car ils sont nombreux), en février 2008, une centaine de maires de la Nièvre avaient appelé au boycott des élections municipales pour protester contre la fermeture de la maternité de Clamecy. Les élus avaient aussi pris des arrêtés pour "interdire aux femmes de procréer et d'accoucher" dans leurs communes. Mais, en dehors de quelques cas isolés recensés sur le site de la Coordination nationale*, même les actions les plus médiatisées n'ont pas réussi à stopper la machine en action.
Il est intéressant de savoir que la Coordination Nationale, créée officiellement en avril 2004, souligne que les luttes pour la défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité ont vraiment commencé dans les années 1980, puis se sont généralisées à la fin des années 1990 et aux débuts des années 2000. Des mobilisations dans toute la France ont permis de conserver des sites de proximité, et d'enregistrer quelques "victoires" de maternités qui ont obtenu un maintien, même si partiel (prolongation de quelques années). [*La Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, www.coordination-nationale.org]

Mais alors, pourquoi nous parle-t-on de “désert médical” alors que :

- un rapport d’information du Sénat* précise que : " (...) ce sont principalement les petites maternités rurales, qui effectuaient le moins d'accouchements, qui ont disparu. (...) l'Insee** relève que la distance moyenne entre le lieu de domicile et le lieu de l'accouchement n'a que très faiblement augmenté entre 1980 et 2001, passant de 13 à 14 km, ce qui indique que le réseau des maternités dans l'espace rural reste satisfaisant.
[*Rapport d'information du Sénat n° 468 (2007-2008) de MM. Jean FRANÇOIS-PONCET et Claude BELOT, fait au nom de la délégation à l'aménagement du territoire, déposé le 15 juillet 2008]
[**source : Une femme accouche en moyenne à 14 kilomètres de son domicile, Insee Première, n° 903, juin 2003]
[Un article pour aller plus loin : Des maternités moins nombreuses, mais pourtant toujours aussi proches, Jean-Noël Escudié, 15 octobre 2012. www.localtis.info]

- un rapport de la DREES (réf. ci-dessus) précise que : “Malgré la réduction du nombre de maternités, le temps d’accès médian observé pour s’y rendre est resté stable entre 2001 et 2010 (...). Les disparités des temps d’accès entre départements restent néanmoins fortes et huit départements ont un temps d’accès médian supérieur à 30 minutes.”
Ainsi, si certains lieux géographiques précis doivent être améliorés, on n’est quand même loin du “désert médical” médiatiquement annoncé ! J'ai d’ailleurs lu cette réaction sur un forum, qui m’a amusée : "On mérite de vivre à côté d’une maternité !". Dans ce cas, si on veut approcher le risque zéro, pourquoi ne pas vouloir une sécurité exacerbée en toutes choses pour : sortir de chez soi avec une ambulance + un policier “au cas où” ?!

F. Hollande en disant qu'"aucun Français ne doit se trouver à plus de 30 minutes de soins d'urgence" pense-t-il à rouvrir des maternités dans les 8 départements "sinistrés" (dont le Lot) ? Une politique dont la genèse est en oeuvre depuis 1975 en vérité, le président promet d'en tordre la destinée ? Allons, allons, soyons réalistes, objectifs, et surtout ne soyons pas dupes.

De plans en plans : les vraies questions

Il reste politiquement correct de croire en la médecine toute puissante ou de voir l’hôpital comme le Grand Sauveur de TOUS les accouchements. Mais plus que les lieux eux-mêmes et leur accès, c’est des pratiques internes qu’il faudrait se soucier comme le soulignent deux rapports de la Cour des comptes :

- "Dans l'ensemble, malgré une succession ininterrompue de plans, les performances sanitaires attendues ne sont pas à la hauteur." (Rapport public annuel 2006, La politique de périnatalité, pp. 367 à 396.)

- Depuis 2005, la mortalité infantile stagne en France, avec un taux global d’environ 3,8 décès pour 1000 naissances vivantes. En revanche, elle poursuit sa baisse dans d’autres pays européens. Cinq ans après la précédente enquête de la cour, les indicateurs de périnatalité qui déjà étaient jugés comme reflétant une situation insatisfaisante par rapport à nos principaux voisins, ne se sont pas améliorés. D’autres pays ont continué à progresser et la position relative de la France s’est fortement dégradée. (La politique de périnatalité : l'urgence d'une remobilisation, Rapport annuel public 2012 de la Cour des Comptes, p.117, chapitre 42).

Démagogie ambiante

Ce que les médias ne disent pas, quand ils soulignent le fait qu'il ne reste “que” 535 maternités, c'est que : le réseau routier, les facilités à se déplacer, les prises en charges médicales, les réseaux, le suivi des femmes enceintes... n'étaient pas ce qu'ils sont aujourd'hui ! Enfin, que servirait-il d'avoir beaucoup de maternités si les équipements et les compétences ne sont pas à la hauteur ? Il est également impossible de penser n'avoir partout que des maternités de type 3, qui soient en mesure de prendre en charge des grossesses à haut risque ou des grands prématurés, ce d'autant plus que la majorité des grossesses ne nécessitent pas ces infrastructures.

La Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité (CNCDHMP) surfera aussi sur la vague de la démagogie ambiante avec le “communiqué contre tous les déserts médicaux” lequel sera publié sur les sites de l’Humanité, les Verts, et les Alternatifs ! A grand renfort de “Quand l’éloignement des maternités est peut être une des causes du décès d’un nouveau-né sur la route” ; “ce décès illustre malheureusement de façon dramatique la faillite et les manquements de l’organisation territoriale des services publics de santé imposée par les Agences Régionales de l’Hospitalisation hier et par les Agences Régionales de Santé aujourd’hui, au mépris des attentes des populations et de leur sécurité.” et “les décisions de fermeture de services publics de santé, prises hors de tout contrôle démocratique, ont des conséquences d’une telle gravité les membres de la Coordination constatent qu’il y a rupture du pacte républicain (...).” Ca commence par peut-être, puis une affirmation qui “illustre”, ensuite des fermetures hors de tout contrôle démocratique et enfin une rupture du pacte républicain. On ne peut donc se méprendre quant à de quel bord sont ces “usagers” !

Le lundi 22 octobre, Daniel Schneidermann, fondateur d'@rrêt sur images, titre un article “Désert médical, un fait divers de gauche” dans lequel il dénonce : "Figurez-vous que "Hollande rebondit, lui aussi, sur les faits-divers" (Le Figaro). Figurez-vous qu'il a demandé une enquête, après la mort d'un nouveau-né au cours d'un accouchement sur une autoroute, alors que les parents étaient en route pour la maternité de Brive, à une heure et quart de leur domicile de Figeac. Rebondir sur les faits-divers pour les besoins d’une démonstration politique : certainement, Le Figaro avait déjà condamné, dans le passé, cette pratique démagogique, cette soumission navrante à la démocratie d’opinion. On n’aura aucun mal à retrouver les éditoriaux. Cela dit, Hollande n'a pas promis une loi. Ni la réouverture immédiate de la maternité de Figeac. Ni la condamnation au pilori de ceux qui ont ordonné sa fermeture. Il a seulement demandé l'ouverture d'une enquête, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. (...) Quel que soit ce résultat, la question du "désert médical" restera évidemment posée. Mais choisir une mauvaise illustration pour poser un vrai problème peut-il vraiment aider à le résoudre ?”

Quelques avis à contre courant

Après tout le battage médiatique qui ne soulignait que le scandale des fermetures, j’ai trouvé que la prise de position de Jean-Christophe Paquet, président du syndicat des chirurgiens hospitaliers venait enfin poser autrement et mieux les choses. Le 22 octobre, il s’exprime dans Libération sous le titre “Drame de Figeac : et si ce n'était pas la faute des déserts médicaux ?” Il explique pourquoi réorganiser et regrouper est indispensable : “Depuis plus de trente ans, une réflexion s’est fait jour sur la pertinence du maintien de telles structures partout, et au plus près de tous. Il serait malsain et irresponsable de laisser entendre que cette réflexion ne s’est engagée que dans le but de faire des économies et de rationaliser des dépenses qui, somme toute, n’étaient pas au centre des préoccupations à cette époque. En effet, les constats d’accidents ou d’incidents faisaient plutôt état de structures insuffisamment performantes et organisées, trop petites, capables d’assurer l’accueil et la prise en charge de cas simples, mais incapables de faire face à des situations plus complexes, ou au moins de les gérer correctement.”

C'est également le 22 octobre 2012 que le Huffingtonpost publiera l'article "Non aux petites maternités" de la plume de Guy Vallancien, Professeur d’urologie à l’université Paris Descartes :

"Vouloir que tout Français soit au maximum à 30 minutes d'une structure médicale d'accueil n'a pas de sens et risque de se retourner sur ceux qui auront légiféré dans ce sens en cas de dépassement de temps. L'égalité républicaine est celle de la personne en droit, elle n'est pas dans les conditions de vie et dans leur environnement. Que nous disent les habitants de l'ile de Sein, d'Ouessant, de Belle-Ile et d'Yeu: rien! Vous ne les entendez jamais se plaindre et battre du tambour dans les médias. Ils savent qu'en choisissant de tels lieux de vie, ils s'exposent à certaines difficultés, mais ils l'acceptent en raison de leur histoire et de la qualité de vie qu'ils trouvent sur place. On peut aussi se retrouver coincé plus de 30 minutes dans Paris lors d'une visite officielle d'un chef d'état étranger! (...)

Saupoudrer le pays de petites unités d'obstétrique ou de chirurgie au débit forcément faible et par voie de conséquence à l'expérience réduite serait la pire des régressions. Au prétexte d'accès égal aux soins pour tous, on aggraverait les inégalités par perte de chance. (...)

Il y a 18 maternités pour 9 millions d'habitants en Suède, pays de 1300 kilomètres de long plongé dans la nuit sous la neige quatre mois par an, alors que l'Ile-de-France de 12 millions d'habitants compte encore plus de 90 maternités. Qui a raison? La Suède, dont le taux de décès des accouchées par hémorragie de la délivrance est beaucoup plus faible qu'en France. C'est donc l'organisation de la surveillance des grossesses en fonction de leurs risques et la prise en charge des accouchements dans des structures à grande expérience qu'il faut améliorer, transports rapides inclus. Mélanger les "déserts médicaux" et l'accident qui vient d'arriver est un amalgame racoleur si facile."

Enfin, le député UMP Bernard Debré médecin de son état, invité sur France 2, a affirmé qu'il y avait trop d'hôpitaux en France : "Je vais vous choquer après le drame qui vient de se passer : il y a trop d'hôpitaux en France!" a t-il déclaré.

La vérité come mot de la fin

Qu’une histoire soit instrumentalisée et serve à nourrir médias et politiques n’est pas joli-joli. Anne-Sophie Delestre a eu la force et le courage de le dénoncer : le 23 octobre, elle raconte sa version du drame dans une interview au Nouvel Observateur. Très perturbée par les articles de presse sur le drame, "qui disent des choses fausses", la mère de l’enfant a décidé de prendre la parole : "Je n’accuse personne, on aurait fait différemment, ça n’aurait rien changé. (...) On a été indigné par la politisation de notre drame. Et le manque de compassion total à notre égard. Jamais un mot pour nous. Les journalistes, eux, se sont pointés à la maison. RTL est resté devant chez nous. Ils nous ont trouvés parce que France Inter a diffusé le nom de mon compagnon. Mais surtout, j’ai été choquée par les journaux à scandale. Des journalistes de "Paris Match" sont venus jusque dans les couloirs de l’hôpital à Cahors pour prendre des photos. C’est inadmissible. C’est du voyeurisme. Profiter du drame des personnes, c’est inhumain."

 Ayant moi-même vécu le deuil de plusieurs bébés décédés in utero, j’admire profondément cette maman d’avoir pris la parole dans un moment si éprouvant, et je lui dédie cet article de tout coeur. Son interview remet les choses en place. Elle a l’élégance de tout préciser, de remettre chacun dans les cordes et surtout, une grande lucidité sur les événements qui force le respect ! Le 24 octobre, Marisol Touraine, ministre de la Santé, a fini par appeler à ne pas "instrumentaliser" le drame de l’accouchement du Lot. Il était temps ! Fin du scoop médiatique et politique.

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 16:07

 

Olivier Frébourg
Ed. Mercure de France, septembre 2011.

Présentation :

Gaston est un très grand prématuré. A sa naissance, il a été séparé de son jumeau. Dans le service néonatal de l’hôpital de Rouen dont l’entrée est gardée par la statue de Gustave Flaubert, il lutte pour respirer. Gaston, c’est mon fils. Gustave est le "patron" des écrivains. Il refusa d’être père pour écrire Madame Bovary ou L’Education sentimentale. Il y a des moments où l’on aimerait se débarrasser de la littérature parce qu’elle ne console jamais des catastrophes. Et pourtant, à la naissance de Gaston, la statue de Flaubert s’est avancée vers moi. Gaston et Gustave se sont retrouvés unis dans la tempête et le naufrage, peau contre peau. Je n’ai pas eu d’autre choix que d’écrire ce livre. J’avais quitté le monde des vivants pour celui des limbes où je réchauffais mes deux fils.

Biographie :

Né en 1965 à Dieppe, éditeur et journaliste, Olivier Frébourg est notamment l’auteur de Roger Nimier, trafiquant d’insolence, de Maupassant le clandestin, et d’Un homme à la mer.

Article de Olivia de Lamberterie, publié dans Elle n°3432, 7 octobre 2011, page 60 :

Un cœur simple

Cet amoureux de l’ailleurs s’est vu précipité dans un voyage au bout des limbes avec la naissance prématurée de ses jumeaux. L’un survivra, l’autre pas. Olivier Frébourg signe le parcours d’un père combattant sous le signe de Flaubert est c’est simplement magnifique.

« La mort de l’enfant est devenue un genre littéraire. Il est impossible pour un écrivain qui subit cette catastrophe de ne pas en faire un linceul de papier », note Olivier Frébourg qui ajoute, quelques lignes plus bas : « J’ai l’impression de m’étaler dans mon larmoiement, de ne pas être ‘‘un homme’’ comme l’écrit Kipling à son fils. » Oui, « Gaston et Gustave » est un livre gorgé de larmes, celles d’un être qui a choisi de vivre du côté du bonheur, tout à coup pétrifié dans un naufrage, ravagé par le chagrin.

L’écrivain est magnifique, Frébourg crie sa douleur et sa rage dans des phrases ciselées illuminées par la grâce. L’homme est nu, sans armes et sans armure devant la catastrophe. Oui, « Gaston et Gustave » est un livre profondément humain qui interroge le sens de nos vies et résonne en chacun par les petits cailloux existentiels qu’il sème au vent. « Où est le courage ? Avoir des enfants ou renoncer à en faire ? Il est vrai que la maternité et la paternité sont souvent des miroirs égoïstes qui trompent notre vide, une vie creuse. » Mais un peu plus loin on lit : « Mes enfants me donnent la seule joie qui échappe à toute déception. » On voudrait tout citer de ce livre qui entame et qui porte dans un même mouvement.

Tout commence trop tôt par cette nuit du 29 mai, il y a cinq ans, où la femme d’Olivier Frébourg, Camille, donne naissance à deux petits garçons prématurés. Arthur ne survit pas. Pour Gaston, 980 grammes, commence le combat d’une vie minuscule. Pour ses parents débute un chemin de croix aux sentiers divergents, accompagner Arthur dans la mort, et conduire Gaston vers la vie, dans ce service de grands prématurés, illuminé par les néons des machines et les sourires calmes des infirmières. Camille est une grande femme longiligne et taiseuse doublée d’un résistant petit soldat dont on a envie de prendre la main.

Olivier Frébourg est un être tourbillonnant pris au piège de ses aspirations contradictoires. N’est-il pas coupable de ce désastre, lui qui a cédé aux sirènes du voyage, du travail autant que de la paresse, de l’éternel mouvement ? S’il n’avait pas emmené sa femme enceinte et leurs deux grands garçons à Saint-Malo en week-end avant le drame, le pire aurait-il été évité ? Ne s’est-il pas fourvoyé en croyant que la littérature était un rempart contre le malheur ?

Pour ne pas devenir fou, l’écrivain convoque l’ombre de Flaubert dont la lecture l’a foudroyé à 14 ans, et dont la statue l’accueille tous les jours à l’entrée du CHU de Rouen où Gaston est hospitalisé. Flaubert, ce « dégoûté de la vie », a-t-il eu raison de tout sacrifier, son bonheur en tête, pour l’amour de la belle phrase ?

Le va-et-vient entre Gaston et Gustave est justement conduit, oscillation constante entre la vie et les livres. « Il n’y a pas d’autre issue que la joie car il n’y a pas d’utilité au malheur », écrit finalement Olivier Frébourg dans ce récit d’une fureur de vivre qui échappe à tout sentiment morbide où la consolation a pour noms Arthur, l’enfant des limbes, Martin et Jules, les fils aînés, et Gaston, joyeux rescapé des ténèbres.

Pour aller plus loin :

> Revue de presse de l’éditeur

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 15:47

 

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C'est très mignon ce petit sac (en tissu bio) qui dit recto : "Accroupie, à 4 pattes, à genoux, sur le côté" et verso : "JAMAIS sur le dos ! J'accouche comme je veux !" Mais si c'est réellement "comme je veux" alors pourquoi "jamais" sur le dos ? Parce qu'à trop être en réaction de rejet, on se ferme à des possibles qui peuvent être positifs dans certains cas de figure. J'ai juste envie de m'arrêter sur cet état de choses quelques minutes.

Oui, on sait que la position "sur le dos" n'est pas la meilleure à plein d'égards, SURTOUT si c'est une position imposée, SURTOUT si elle l'est pendant des heures, ET qu'elle est corrélée à d'autres protocoles médicaux et médicamenteux. De là à ce qu'on oblige les femmes à accoucher d'une certaine manière, "pour leur bien et celui de leur enfant", on ne sort toujours pas de la logique imposée aux femmes !

La tendance à vouloir gérer les choses, les intellectualiser et les imposer, même "au naturel", dire "ça, ce n'est pas bien" et "ça, c'est mieux", vouloir imposer une vision normative, me donne envie de poser la question de fond : "A quand la LIBERTE ?

La position "sur le dos" a principalement été imposée aux femmes par les obstétriciens, va-t-on se laisser embarquer dans le courant inverse en laissant des sages-femmes imposer une position plus verticale (ou en tous cas interdire celle "sur le dos"), comme si chaque corporation induisait "son" propre type de position d'accouchement ? L'objectif de la naissance respectée devrait consister à ne pas imposer une norme - qui n'est qu'un outil permettant d'établir des règles et des lois - parce que la naissance ne peut s'y laisser enfermer.

La norme/mode actuelle devient "accoucher sur le côté", comme si proposer l'accouchement sur le dos OU sur le côté revenait à "avoir le choix" de la position ! Il arrive que des femmes accouchent sur le dos, malgré une totale liberté de mouvement. Ce n'est pas pour autant qu'elles ne sont pas à l'écoute de leurs sensations. On ne contrôle pas tout, a fortiori quand on accouche ! À chacune sa façon. Elles sont toutes bien, du moment qu'elles nous conviennent ; autant de femmes autant de possibilités, c'est juste ça, ouvrir les possibles vers davantage d'écoute et de choix.

La mode du "sur le côté façon De Gasquet" est donc très en vogue. On verra d'ailleurs probablement cette appellation "position de Gasquet" dans les livres de formation dans les prochaines années... Mais n'est-il pas surprenant qu'une femme se voit refuser la position "sur le côté" parce que le professionnel qui l'accompagne n'a pas "fait la formation" ? Faut-il que la technique et les savoirs viennent toujours supplanter (suppléer) les sensations ou les demandes de la femme ? Quid des paramètres (si importants) de la position du bébé (appui sur le pubis par exemple), l'ouverture du col, la fatigue musculaire dans les jambes et tant d'autres, qui participent au choix de la position de la mère ?

La différence "sur le dos choisi chez soi" avec "sur le dos imposé à l'hôpital" est que dans le premier cas c'est un matelas qui a capacité à "s'enfoncer", dans le deuxième cas c'est une table avec une mince épaisseur de mousse qui ne s'adapte pas à l'arrondi du dos ! Donc les conditions même du "sur le dos" ne sont pas identiques. Ce d'autant plus que chez elle la femme a probablement bougé, essayé, tâtonné avant de choisir "sur le dos" contrairement à l'hôpital où, en général, c'est "sur le dos" pendant des heures. Enfin il y a de multiples déclinaisons au "sur le dos" : du totalement allongée à semi-assise, et enfin "sur le dos" ne veut pas dire "position fermée", la position des jambes et l'angle d'ouverture comptent aussi. Bref, autant de détails qui font la différence.

Bien souvent dans les maternités il est laissé une liberté à la femme pendant le travail (voir le poster : positions for labouring out of bed ou les posters : positions pour faciliter...). Mais quand vient le moment de la poussée, la position "sur le dos" est imposée, c'est cela qui est dommageable. Ce n'est pas envers la position sur le dos qu'il faut dire "jamais" mais sur le fait qu'elle soit imposée, ce qui change tout. La meilleure position est celle où la femme se sent le mieux, que ce soit durant le travail ou la poussée. Il est important que toute femme s'écoute dans l'ouverture, la sensation, et le mouvement au-delà de toute idée figée ou dogmatisme.

Sophie Gamelin
07/08/2012.

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Bibliographie Sur La Naissance

Idée anti-nausées

http://www.creapharma.ch/gingembre-plante.jpg

Faire infuser 5 à 10 mn 10g (dose maximum pour une journée) de gingembre frais râpé dans 250 ml d'eau. A boire au fur et à mesure des besoins. (source : 10Lunes)

La naissance autrement


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La naissance autrement : Réaliser son projet de naissance
Sophie Gamelin-Lavois
Editions Jouvence, janvier 2014.


Nouvelle édition revue et actualisée de l’ouvrage paru aux éditions Jouvence sous le titre : Préparer son accouchement

Présentation

 

Ce livre permettra aux couples de se réapproprier la naissance de leur enfant et de concevoir, en dialoguant avec le corps médical, un vrai projet de naissance qui tienne réellement compte de leur volonté de vivre cet événement selon leurs souhaits. Il invite en effet les parents à réfléchir aux pratiques médicales courantes ou systématiques et fournit des explications simples et précises sur toutes les ressources à disposition pour la mère comme pour l’enfant.

« La technicité, si elle est nécessaire, doit s’intégrer dans une pratique obstétricale respectueuse des désirs et besoins de la patiente (…). » Dr Bernard Maria.

 

L'auteur

 

Sophie Gamelin-Lavois est consultante périnatale et mère de six enfants. Passionnée par le sujet de la naissance et de l'accueil de l'enfant depuis toujours, elle est engagée dans le milieu associatif et les réseaux sociaux. Elle se mobilise pour informer les futurs parents sur les choix possibles et leurs droits.

 

Coup de coeur <3

 

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Claude Bencimon est photographe en région parisienne
N'hésitez pas à faire appel à lui !


Site web  www.claudebencimon-photographe.com

Page Facebook  ClaudeBencimonPhotographies